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Coupures d’eau : en Pyrénées Orientales c’est fini ! la mobilisation des citoyens a payé

mercredi 8 octobre 2014

Article de presse du 7 octobre 2014, journal ’ " L’Indépendant" http://usagersdeleau66.org/IMG/pdf/...

Les coupures d’eau sont illégales.Il a fallu le crier haut et fort sur la place publique pour que les sociétés VEOLIA et Consorts qui se croient au dessus des lois de la République entendent les citoyens. En privant d’accès à l’eau des femmes, des enfants, des personnes âgées, ils ont exercé une violence inqualifiable qui s’est ajoutée aux difficultés de familles. L’immense majorité d’entre elles vivant en situation économique difficile, et souvent très difficile. Aujourd’hui, des retraités aux ressources modestes et des salariés aux revenus tirés toujours plus vers le bas rejoignent les populations en situation d’exclusion économique et sociale.

Il y a quelques jours de cela, au tribunal de Soissons, la justice a donné raison à un usager victime de coupure d’eau. Le jugement a interdit à la Lyonnaise des Eaux de procéder à toute coupure d’eau sous peine de 100 € d’astreinte par jour. De plus la société a aussi été condamnée à verser 5000 € au titre du préjudice moral et 680 € au titre du préjudice matériel. Depuis, un autre jugement à l’encontre de VEOLIA a appliqué des pénalités du même ordre. D’autres procès vont prochainement avoir lieu.

Les multinationales de l’eau abusent d’une situation de rente à deux chiffres face à des usagers captifs de services publics délégués au privé sans un véritable contrôle de la part des collectivités comme cette affaire des coupures d’eau en témoigne.

Nous voulons rappeler le salaire que Monsieur antoine FREROT, PDG de VEOLIA Environnement, s’est octroyé en 2013. Un salaire qui s’élève à 1 789 157 € payé par les factures d’eau. Ceci alors qu’un nombre toujours plus grand de citoyens se débat quotidiennement pour "vivre" avec quelques centaines d’euros. Il est utile de souligner que l’on recense 65 000 dossiers de R.S.A. dans les Pyrénées Orientales.

Ces multinationales disposent du pouvoir que nos politiques veulent bien leur concéder en théorie. Déléguer ne devrait pas être synonyme d’abandon du service public entre les seuls mains du privé comme nous le rencontrons trop souvent, conduisant aux dérives que nous connaissons.

Comment exercer un contrôle sur une mission que l’on ne maîtrise pas ?sur une politique de gestion globale dont on n’est pas maître ? Sur les 57 millions de m3 d’eau puisée l’an passé, 24 millions sont partis en fuites des réseaux de distribution et en gaspillages divers. Ce sont les usagers qui paient cette mauvaise gestion avec leur facture d’eau.

C’est seulement sous la pression des usagers organisés au travers de l’association que les élus concernés ont réagit afin que la loi soit respectée et les coupures d’eau cessent. Ce conflit a révélé les graves manquements et dysfonctionnements du plus important de tous les services publics : l’eau. On en reparlera !

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