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Coupures d’eau : la métropole de Perpignan hors la loi

samedi 30 juillet 2016

Cette situation de perpétuation des coupures d’eau en vertu de la loi exercée par les entreprises privées de l’eau délégatrices du service public est rendue possible par la faillite du politique et le renoncement de nos élus à exercer leurs responsabilités.

  • -L’eau relève d’une politique de société. C’est une ressource vitale. Elle ne peut dépendre d’une gestion économique. Alors qu’elle est indispensable à la vie, elle est traitée comme un bien économique, qui plus est, avec une bien mauvaise gestion produisant gaspillage, pollutions et surexploitation générant au bout du compte de la rareté et une valeur marchande accrue.—- Les témoignages et les situations décrites dans le prolongement de ce texte-plaidoyer contre les coupures d’eau illégales sont extraits parmi les dizaines d’appels reçus par l’association depuis ces trois dernières années. Tous expriment la même souffrance à laquelle se mêlent l’humiliation, la honte parfois, une colère furieuse aussi. Tout dernièrement, les habitants d’un immeuble comprenant sept logements ont subit durant trois semaines une réduction de débit de l’alimentation en eau potable au 18/20, rue Arago à Perpignan. Au même moment, une autre famille située place Rigaud vivait la même situation. Aujourd’hui encore, une nouvelle famille a fait appel à l’association, Madame Bouyahia Dalila et son jeune enfant demeurant 62, rue du Maréchal Foch à Perpignan subissent depuis trois semaines une coupure d’eau. Les entreprises privées délégatrices des services publics de gestion de l’eau ont beau jeu. Ces coupures d’eau effectuées au mépris de la loi ne sont rendues possible que parce que les élus laissent faire. On peut qualifier cette situation d’abandon du service public en n’exerçant plus son autorité politique dans le respect de la loi Brottes et dans le droit d’ accès à l’eau pour tous. L’interruption de l’alimentation en eau potable des usagers tout comme la réduction de débit constituent des actes d’une violence sociale insupportable. L’ensemble des appels qui nous ont été adressé montrent des familles confrontées à une pauvreté économique grandissante qui vivent dans un état de stress et de soucis permanents. Ce surcroît de pression sociale que constitue les coupures d’eau est de trop comme si l’on cherchait à faire rendre gorge aux plus pauvres. Il s’agit là d’une mesure attentatoire à la dignité humaine, d’une atteinte à la santé publique, d’une atteinte au droit d’accès à l’eau. Personne n’est au dessus des lois. Personne n’est en droit de se faire justice soi-même, pas même les puissantes multinationales de l’eau. Il existe suffisamment de moyens administratifs et juridiques pour recouvrer les impayés. Ce que nous rapportent sytématiquement les témoignages montrent une grande violence verbale exercée par les services de recouvrements financiers des entreprises privées de l’eau. Cette violence verbale qui précède les coupures d’eau s’exerce tout d’abord dans le ton employé trop souvent emprunt de mépris et dans le refus de la prise en compte des réalités soicio-économiques pour trouver une issue de règlement réaliste. Ce refus de dialogue et l’atteinte à la dignité des personnes est inqualifiable. Tous les usagers que nous avons rencontré ont toujours affiché leur volonté de s’acquitter des sommes dues. Ils demandent seulement à ce que les personnes soient traitées toutes de de manière égale, dans le respect, et que des solutions de fractionnement des factures soient acceptées prenant en compte les réalités des situations économiques des familles. Au delà des familles touchées par le chômage et le travail précaire, nous observons aujourd’hui la venue d’une nouvelle frange de la population touchée elle aussi par les coupures d’eau, celle des retraités pauvres qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts. Le 26 juillet 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies a voté une résolution qui a reconnu l’accès à l’eau potable comme étant un droit humain. L’accès à l’eau pour tous signifie qu’elle n’est pas destinée seulement à celles et ceux qui sont en capacité de payer ; c’est vraiment l’accès à l’eau pour TOUS. Ce droit à l’eau signifie que l’eau ne peut être considérée comme une marchandise parce qu’elle est un bien indispensable à la vie. A partir de ce constat nous pouvons dire que l’eau n’a pas de prix, par contre nous sommes d’accord pour dire que le service a un coût. Nous pensons qu’une bonne gestion du service public de l’eau doit permettre d’assurer gratuitement aux citoyens les quantités d’eau nécessaires pour boire, cuisiner et son hygiène de vie. Des exemples de gestion en régie publique le démontrent. L’organisation Mondiale de la Santé a fixé la quantité nécessaire à 40 L par jour et par personne. Cette base de 40 L par jour et par personne doit être donnée à tous, qu’il soit riche ou pauvre. Au delà de ce quantitatif, s’applique un tarif progressif parce que l’eau est aujourd’hui une ressource limitée à la qualité altérée. C’est tout le contraire qui se déroule dans la manière dont est gérée l’eau au sein de l’agglo.Perpignanaise. Les tarifs de consommation d’eau potable sont dégressifs. Ce sont les petits consommateurs, l’usager lambda en quelque sorte qui paie l’eau le plus cher. Dans le dernier rapport RQPS (Rapport sur la Qualité et le Prix du Service) daté de 2014 produit par les collectivités publiques regroupées au sein de l’Agglomération Perpignan- Méditerranée un certain nombre d’éléments chiffrés nous permettent de mesurer l’état de gestion de la ressource eau. Pour l’année 2014, 26. 396.115 millions de m3 d’eau potable ont été mis en distribution sur les réseaux desservant Les 36 communes de l’agglo. Sur ces 26,396,115 millions de m3, 7. 555.513 m3 d’eau potabilisée sont perdus dans les fuites des réseaux, ce qui représente 28 % de la production ! Ces 8 millions de m3 perdus ne sont pas seulement 8 millions de m3 d’eau gaspillée, polluée ; ces fuites ont aussi un coût financier que supportent les usagers dans leur facture d’eau. Il faut savoir qu’ 1 kwh d’énergie électrique est nécessaire pour potabiliser 1 m3 d’eau et le coût de l’énergie ne cesse de croître. Par ailleurs l’amortissement du matériel de production et de distribution (pompes) est raccourci de manière proportionnelle au taux de fuite. Il faut aussi prendre en compte le coût en main d’oeuvre que représente ces 28 % d’eau potabilisée. Sans parler des conséquences sanitaires et techniques qu’engendrent les fuites sur les réseaux : une pollution des réseaux de distribution de l’eau ou une atteinte au bon fonctionnement des compteurs. Les directives eau en vigueur imposent aux collectivités un taux de rendement minimum à atteindre de 85 %, soit 15 % de fuite. Nous sommes fort éloigné de cet objectif malgré les autosatisfecis produits dans le rapport 2014. Le coût financier que constitue ces 8 millions de m3 perdus pourraient allègrement couvrir la distribution gratuite de 40L par jour et par habitants prôné par l’O.M.S. L’agglo comptant 290.166 usagers, cela représenterait 4.234.000 m3 soit un peut plus de la moitié du volume des fuites effectives sur le réseau de distribution. Nous sommes bien loin d’être en capacité de nous engager dans cette direction. En effet, le rapport RQPS 2014 révèle un taux de renouvellement du réseau d’eau potable de 0,49 % ce qui signifie un renouvellement des canalisations au rythme de 200 ans alors que dans ce même rapport, la durée de vie d’une canalisation est estimée à 50 ans...( le taux de renouvellement du réseau d’assainissement est du même ordre et est source de pollution diffuse que l’on retrouve dans les nappes phréatiques) Toujours dans ce même rapport, on peut lire que le taux d’impayés par abandon de créance est de 0,29% ce qui est insignifiant au regard du coût astronomique provoqué par le taux de fuite. C’est l’occasion de dénoncer les propos tenus conjointement par les collectivités et les délégataires du secteur privé en charge de la gestion du service public. Tous deux, à l’unisson, accusent l’ usager en difficulté de paiement de coûter cher à la collectivité. Ces propos ne servent, encore une fois, qu’à ostraciser les populations les plus pauvres. Les solutions qui sont apportées à la page 25 de ce même rapport ne semblent pas être à la hauteur des enjeux de la crise de gestion de l’eau sans précédent à laquelle nous sommes confrontés. Il est conseillé aux usagers de fermer le robinet en se lavant les dents. Au-delà de la réappropriation d’un slogan phare des majors privés de l’eau et de l’aspect infantilisation de l’usager-citoyen que cela recouvre, on peut en déduire qu’une une bonne gestion de la ressource eau repose principalement sur ces gestes quotidiens de l’usager-lambda. Si depuis dix ans en France, la consommation des usagers ne cesse d’enregistrer une baisse de consommation de 1 % par an, cela repose justement sur une conscientisation de plus en plus élevée des citoyens des enjeux de la gestion de l’eau. La politique des coupures d’eau employée de manière concertée par les entreprises privées et le service public sous l’autorité des collectivité locales est l’expression d’une faillite totale du politique. Le rôle attendu de tout acteur politique est de réguler, d’encadrer, de faire respecter et de garantir l’accès à l’eau pour tous quelque soit sa condition. En la circonstance, le premier devoir de tout élu n’est -il pas de faire respecter la loi mais aussi d’assurer la protection et la défense de ses concitoyens et parmi ceux-ci, les plus fragiles d’entre eux. Il semble que cela soit nécessaire de rappeler aux élus l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’ Homme : « tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » ainsi que l’article 3 : « tout individu à droit à la vie » La loi n’est que le reflet des rapports de force sociaux c’est pourquoi nous appelons les citoyens à lutter, à ne plus subir sans réagir ces situations sources d’humiliation et de souffrances. Le pouvoir du citoyen en mouvement peut changer le cours des choses. Nous en sommes convaincu. Rien n’est jamais écrit !

Pour l’association des Usagers de l’Eau des Pyrénées Orientales Le Président, Dominique BONNARD Amélie les Bains le 19 mai 2016

Quelques témoignages

3 septembre 2014 : Sur la commune de Céret, gestion de l’eau en D.S.P. à VEOLIA Famille monoparentale, Madame HIROUX, en charge de deux jeunes enfants, dépendante des services du RSA n’a pas bénéficié du Fond de Solidarité Eau auquel elle semble pouvoir prétendre. Elle a subit une première coupure d’eau en début d’année alors qu’elle avait démontré sa bonne volonté en versant une partie de la somme due. Le rétablissement de l’accès à l’eau effectué lui a été facturé sur la seconde facture annuelle. Madame HIROUX ayant pris connaissance entre temps de son bon droit et en ayant informé le délégataire, refuse de payer les frais de ce rétablissement. L’entreprise VEOLIA au travers d’une récente lettre recommandée menace à nouveau de couper l’accès à l’eau à cette famille si celle-ci persiste à refuser le règlement de ces frais. Les services sociaux de Céret feront appel à plusieurs reprises à l’association après avoir épuisé les recours auprès du délégataire et des élus en charge du service de l’eau. Témoignage de Madame HIROUX « J’espère vraiment que ça va finir par s’arrêter ! Par contre certains commentaires font vraiment peur... Comment expliquer aux gens qu’en plus de se retrouver dans des situations catastrophiques, ils vont en plus se faire juger.Comment avancer contre tous ces malfrats politiques quand bon nombre de personnes les soutiennent ou pire rejettent la faute sur les pauvres ??? » « Avec même un appel de Madame M.C Pujolar assistante sociale auprès de la protection de l’enfance, qui me félicite car elle a du coup réussi a faire rétablir l’eau chez une jeune femme, avec deux jeunes enfants, qui était dans l’attente depuis une semaine. Elle se charge de son côté, de transmettre à un maximum de ses collègues l’article et surtout la loi brottes. »

9 septembre 2014

sur la commune de Perpignan, gestion de l’eau déléguée à VEOLiA` Monsieur SABREG , demeurant 76, av. Julien Panchot est au chômage depuis plusieurs années. Il subit une coupure d’eau le 19 décembre 213 pour un contentieux de quelques dizaines d’euros. La coupure d’eau durera trois mois jusqu’au moment ou monsieur SABREG découvre l’existence de l’association. Durant ces trois mois, monsieur SABREG ira chercher de l’eau avec deux jerricans de 35 L jusqu’à une borne publique située à 930 m de son domicile. Il prend ses douches au stade municipal et utilise les toilettes du supermarché LECLERC situé à proximité de chez lui. Monsieur SABREG ne veut pas être classé parmi les mauvais payeurs. Il affirme haut n’avoir jamais contracté de dette auprès d’un quelconque établissement. Il se considère usager captif de VEOLIA. Monsieur SABREG tient à apporter son témoignage concernant les faits observés d’une importante fuite d’eau sur le réseau d’eau potable qui a coulé durant trois semaines rue desCourtelines, avant que VEOLiA n’intervienne.

10 septembre 2014

Commune de Perpignan, gestion de l’eau potable déléguée à VEOLIA Monsieur Bernard VALETTE demeure champs de Mars. Voici on témoignage : « Rapidement voici ce qui s’est passé suite a une difficulté pour régler une facture entre 150 et 200 €. Si vous voulez plus de précision sur les faits demandez moi de vérifier avec le dossier. je me suis rendu à leur bureau pour demander un échéancier et il a été impossible d’ en discuter. Ca m a été imposé par eux.Ils n’ont pas voulu tenir compte du fait qu’ en fin de mois mon compte arrive au maxi de son découvert et que plus rien ne passe. Ils voulaient mon numéro de carte bleu. Je leur ai donné. Donc en fin de mois ils font le prélèvement sur le compte qui n a pas les provisions pour payer. Résultat ma banque m informe du rejet et la mauvaise surprise, c est qu’en rentrant j’avais l eau coupée. J ai vécu dans la Merde ! Pas d’eau pour me laver, aller au WC, boire, manger, me laver. Me voila traité comme moins qu’un chien qui lui peut aller à la SPA et être nourri et soigné. Au pays des droits de l’Homme, tout est permis. J’ai beaucoup souffert durant plusieurs jours en attendant que ma pension soit virée sur mon compte et paie les autres échéances. Méthode maffieuse et de trafiquant de drogue. j ignorais qu’une loi a été votée contre les coupures d’eau. » 19 septembre 2014

Commune de Perpignan, gestion de l’eau potable sous délégation à VEOLIA Monsieur THARAFI habite rue Barande. Dispose de revenus modestes. IL a eut à connaître trois fuites sur son alimentation ayant engendré une facture de 1000 €. L’eau lui a été coupée puis rétablie après versement d’un acompte conséquent. Mr THARAFI évoque son désarroi, ses craintes suscitées par l’absence d’interlocuteurs en capacité de prendre en compte sa situation. 11 février 2015 : Sur la commune de Perpignan, gestion de l’eau potable en D.S.P. à VEOLIA Monsieur CHABADA Christophe est menacé de coupure d’eau suite à un ajustement de facturation de 214 € que l’usager , disposant de faibles ressources, n’est pas en capacité de régler. Monsieur CHABADA s’acquitte habituellement de sa facture d’eau par prélèvements mensuels . Celui-ci a proposé d’augmenter le montant du prélèvement afin d’inclure le solde dû. VEOLIA a refusé cette solution. L’association est intervenue auprès des élus en charge de ce service public.

30 mars 2015 :

sur la commune de la Salle D’’Aude 11, gestion de l’eau potable en D.S.P. à VEOLIA. Réduction de débit suite à une facture d’eau exorbitante due à une fuite sur le réseau interne de l’ habitation. Mr et Mme SUDRET étant dans l’incapacité de régler une facture de 2500 €. La loi loi Warsmann du 17 mai 2011 précise pourtant que « l’usager doit être alerté par son distributeur en cas de surconsommation d’eau due à une fuite sur les canalisations de l’ habitation ou une anomalie au compteur ».

31 mars 2015 :

Sur la commune de Pia, gestion de l’eau potable en régie publique Madame PIROF Valérie, au chômage, disposant de 499 € de revenus mensuels , victime d’une coupure d’eau. « je viens de rentrer chez moi et voila plus d’eau et le jeune homme de la mairie qui me dit « j’ai coupé l’eau pour facture impayée ». Que dois-je faire sachant que je suis dans l’impossibilité de régler ma facture ?. Je suis d’accord pour un échéancier" Elle avait imprimé plusieurs documents relatifs à la loi Brottes et en a informé la Mairie. Il lui a été dit que tout cela, n’était que de la communication et qu’il n’y a pas d’interdiction pour couper l’eau.

31 mars 2015 :

Commune de Perpignan, gestion de l’eau potable en D.S.P. à VEOLIA Madame AZAZ Said Elodie, « Mon mari étant au chômage mais a été radié pour 1 durée de 3 mois ayant 4 enfants en bas âges donc nous vivons actuellement avec les prestations familiales d’un montant de 590E par mois donc je ne peux régler ma facture qu’à partir du 10 DE CHAQUE MOIS merci de faire le nécessaire auprès de la société Véolia afin d’éviter la coupure qui est prévu pour demain » VEOLIA est intransigeant, et se refuse à décaler la date d’’échéance. L’association interpelle les service de la Mairie et son Maire. 29avril 2015 : Commune de Claira, gestion de l’eau déléguée à la SAUR Madame BARGES Corinne, demeurant avenue de la Salanque, en charge de deux enfants en bas âges a rencontré pour la seconde fois une coupure d’eau pour raison de facture impayée. Une première fois l’association était intervenue auprès du Maire de la commune et très rapidement l’eau a été rétablie mais sans que les services sociaux et les élus engagent une étude et un accompagnement face à la situation de précarité économique de cette famille monoparentale. C’est la raison pour laquelle une situation de contentieux s’est reproduite. L’association est intervenue auprès du siège national de la SAUR afin que l’eau soit rétablie.

11 septembre 2015 :

Commune de Cabestany, gestion de l’eau potable en D.S.P. concédée à VEOLIA madame MARTI Elodie demeure allée de Baixas. Madame MARTI est handicapée par une maladie dégénérative. Famille monoparentale avec un enfant au domicile.Vit dans la précarité économique. Madame MARTI a constitué un dossier de surendettement auprès des services du CCAS de la commune avec l’appui de l’assistante sociale, madame SURJUS. Dans le cadre de ce dossier, un litige demeure dans le refus du délégataire VEOLIA d’intégrer les factures en souffrance. Ceci malgré les tentatives renouvelées de l’usager et des services sociaux en question. Refusant de prendre en considération le dossier établi par les services sociaux, les services de VEOLIA menaceront de couper l’eau. Les services du CCAS ont contacté l’association en désespoir de cause. L’association à interpellé le Maire de Cabestany- sans retour- Notre intervention au siège national de VEOLIA aura permis d’ajourner la menace de coupure d’eau à laquelle a succédé une procédure de recouvrement par huissier. Madame MARTI témoigne d’échanges téléphoniques avec une interlocutrice de l’entreprise VEOLIA en charge de son dossier. Elle parle de graves propos méprisants et calomnieux . Il est important d’apporter avec cet exemple un éclairage sur les « dysfonctionnements » organisés par les entreprises de l’eau. A chaque fois nous rencontrons le même scénario. Les agences locales des sociétés en question se refusent au dialogue, mettent en place les coupures d’eau ou le lentillage jusqu’à obtention des règlement des factures avec en sus des pénalités de retard et un surcoût pour la remise en eau. Mais quand l’usager fait appel à une association d’usagers, aussitôt le service clientèle national s’empresse d’intervenir auprès de son agent local afin que l’eau soit rétablie. Ainsi les rôles sont partagés, : les agences locales jouent le rôle des méchants et vont jusqu’au bout de leur ignominie si personne ne bouge. Dans le cas contraire, la direction nationale invoque la méprise, l’erreur, le dysfonctionnement interne à l’entreprise. La perfidie est totale. Il est évident que les entreprise avec l’aval des politiques préfèrent cette politique des coupures d’eau , quitte à perdre des procès en justice parmi des dizaines de milliers de coupures d’eau exercées plutôt que d’engager toutes les procédures que la loi offre pour recouvrer les factures qui au final seraient plus couteuse que le fait de connaître quelques dizaines de condamnations en justice.

14 septembre 2015 :

Commune du Soler, gestion de l’eau potable en D.SP. À VEOLIA Suite à un appel des services du CCAS ( Robert RAYNAUD et Lætitia BLANCH), l’association intervient auprès du Maire - sans retour- et auprès du délégataire, à la direction nationale de VEOLIA. Madame BOUHELOUS Ardjouna demeurant rue des Eucalyptus, en charge de cinq enfants subit un « lentillage » ou réduction de débit suite à une facture en souffrance de 345,59 €. L’eau sera rétablie suite à l’intervention de l’association au siège national de VEOLIA.

10 décembre 2015 :

Sur la commune de Passa, gestion de l’eau en D.S.P à la SAUR Monsieur et madame FUELTES retraités, vivent avec 800€ de revenus mensuels. Deux factures d’un montant de 1478, 42 € se sont accumulées suite à une fuite sur le réseau de l’ habitation. Intransigeance du délégataire pour négocier un règlement en rapport avec les ressources de l’usager. La SAUR met en place une réduction de débit. L’adjoint en Mairie en charge du CCAS , face à cette situation, fait appel à l’association. Le Maire, monsieur BELLEGARDE ne donnera pas suite à notre courrier lui demandant d’intervenir instamment auprès de son délégataire. C’est finalement, en interpellant avec vigueur le président de la Communauté de Commune, René OLIVE et son son Vice- président Alphonse PUIG que le service de l’eau sera rétabli et la situation de Mr et mdme FUELTES sera prise en considération.

12 février 2016 :

Sur la commune de Perpignan, gestion de l’eau en D.S.P. à VEOLIA Madame Claudia CARDONA, assistante sociale au sein de la Mission Politique Sociale de Perpignan-Sud nous appelle en désespoir de cause au vu de l’intransigeance de VEOLIA et de l’absence d’interlocuteur au sein de la collectivité locale face à une menace de coupure d’eau concernant madame CARGOL Paméla demeurant Quartier St Jacques. Propos de madame CARDONA : « La situation est la suivante : Mme CARGOL a reçu une facture bien plus élevée que d’habitude. Nous avons contacté Véolia plusieurs fois et toutes les personnes eues au téléphone s’étonnent de la consommation qui a triplé en l’espace d’une année. Selon eux, il y a un problème. Mme CARGOL a fait 2 tests pour s’assurer du bon fonctionnement de son compteur : relevé de compteur sans consommer d’eau durant une nuit entière et relève du compteur en consommant 5L d’eau. Après ces 2 tests, les chiffres étaient cohérents. Je me questionne sur une fuite de canalisation ou due aux appareils électro ménagers mais au quel cas cela se verrait sur le compteur ? La propriétaire a fait intervenir une personne (qui n’est pas plombier) pour vérifier s’il y a une fuite et il n’a rien trouvé. En parallèle, Mme CARGOL a reçu sa facture et une lettre de relance l’invitant à régler au plus vite car elle risque une coupure (interdit par la loi brottes me dit la Juriste de l’ADIL). Je vais donc envoyer un fax à Véolia demandant un plan d’apurement mais je souhaiterai vraiment savoir quelle démarche Mme CARGOL doit faire pour comprendre sa sur- consommation. Si Mme fait intervenir un plombier, elle sera sans doute redevable de la facturation de l’intervention et Mme ne pourra pas la régler. »

29 février 2016 :

Sur la commune d’Espira de l’ Agly, gestion de l’eau potable en D.S.P. à VEOLIA

Suite à un dépôt de bilan de son conjoint, le couple se retrouve brusquement face à de graves difficultés financières qui ne lui permettent plus d’honorer certaines factures à échéance. VEOLIA a de ce fait mis en place une réduction de débit et annonce pour les jours suivants une coupure totale du débit de l’eau. Madame X........ apporte les témoignages suivants : 29 février 2015 « Voici, je travaille chez …. et mon conjoint a fermé sa société il y a deux ans. Nous rencontrons d énormes difficultés car aucune aide pour nous et seul mon salaire nous permet de tenir à deux avec un enfant en alternance.Nous avons subi ce jour une limitation sur notre compteur d’eau et le technicien nous a indiqué revenir demain afin de couper complètement. EDF est soumis à la LOI BROTTES et s’ y conforme, cependant VEOLIA n’a que faire de ses obligations légales, nous n avons aucune aide sociale pour nous aider à régler cette facture , nous sommes à découvert tous les mois et nous ne pourrons désormais même plus nous doucher ni aller au toilettes ! Je fais appel à vous car je suis complètement désemparée et je vous laisse imaginer à quel stade nerveux nous en sommes, au point de ne plus arriver à les contacter de peur de s entendre ajouter de nouveau frais ou de voir le dialogue rompu dès le décroché de la conseillère. Ce qu’ils font est illégal mais nous n’avons aucun recours, que pouvons nous faire, je prends tous conseils. Désolée de faire appel à vous, je n ai plus d’issues. » 9 mars 2015 « comme convenu je vous informe de nos « avancées » si tant est que nous puissions nommer cela ainsi. Après votre courriel à la mairie, mme Fontanela d Espira m’a orientée sur la maison sociale de RIVESALTES et m a conseillé d’aller faire un premier paiement à VEOLIA et qu’ils pourraient m’accorder un DP en 8 ou 10 fois ce qui aurait été réalisable pour nous. J’ai donc eu mon RDV avec l assistante sociale JEUDI, qui nous a répondu qu’elle ne pouvait rien pour nous, car la CAF ainsi que pole emploi se basant sur les ressources du FOYER, je gagne TROP ..... Sans commentaires. Ils oublient que effectivement je gagne peut être 1600 euros mais j’ai 1275 euros de charges + 50 euros d’eau QUI viendront s’ajouter bientôt. Ce monde nous écœure sincèrement. Nous nous sommes donc endettés auprès de proches qui nous prêteront la somme DE 600 EUROS fin mai. Nous avons ainsi fait un premier paiement de 120 euros auprès de VEOLIA lundi , afin de repousser la coupure JE me suis engagée à faire un deuxième paiement de 120euros le 07/04. Ils m’ont bien évidemment refusé le délai. Après de multiples suppliques à l agence, j’ai donc obtenu un sursis mais rien de garanti. Ils sont stupides dans la mesure où je m’engage à régler la totalité en 3 fois 120 07/03 120 07/04 594 fin mai. J’espère qu’ils ne couperont pas d’ici là car ils ne sont décidément pas du tout informés qu’ils n’ont pas le droit de couper. Nous sommes sincèrement à bout. Je suis navrée de ne pas vous avoir contactée lundi mais suite à cette nouvelle déception il m’a fallu rebondir et pouvoir réunir la somme par tous les moyens. »

1er mars 2016 :

Sur la commune de Vernet les Bains, gestion de l’eau en D.S.P. à la SAUR Intransigeance du délégataire concernant le solde dû malgré les preuves des acomptes versés. Madame BEAUVAIS est menacée de coupure d’eau malgré ses efforts pour apurer une facture d’eau en souffrance. Elle est atteinte de sclérose en plaque qui l’handicape lourdement . Elle ne dispose que de très faibles revenus. Notre collectif local d’usagers de l’eau interpellera le Maire afin que la menace soit levée et la situation de madame BEAUVAIS prise en charge.

etc…..

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